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L’Anjou se dote d’une Charte de l’emploi saisonnierPublié le 01/02/2010 |
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Charte pour l’emploi saisonnier : une première en Anjou
Réunies au sein du pôle de compétitivité Végépolys, les productions végétales spécialisées bénéficient déjà, pour dynamiser ces filières, d’une charte foncière et d’une charte de l’eau. Restait à prendre en compte la dimension sociale de ce secteur marqué par une prédominance de l’emploi saisonnier. C’est chose faite. Sous l’impulsion du Conseil général, tous les acteurs du secteur ont élaboré la première « Charte de l’emploi saisonnier… Pour bien vivre ses saisons en agriculture ».
En Anjou, le travail saisonnier agricole est une réalité historique. Pour autant « le salarié saisonnier d’aujourd’hui, explique Christine Lucas, chargée de mission au Comité d’expansion économique, n’est plus systématiquement issu du milieu agricole. Véritable activité professionnelle, avec ses alternances de phases d’activité et de périodes plus incertaines, le travail saisonnier n’est cependant pas toujours perçu comme tel alors même qu’il participe à la pérennité des entreprises. » D’où la nécessité de prendre en compte cette réalité. C’est ce travail qui a été réalisé à partir de 2008, à la suite du programme communautaire Equal « Saisons en Anjou ». Il a abouti le 4 décembre dernier à la signature de la première « Charte de l’emploi saisonnier » (1), au terme de 18 mois de travaux animés par l’ADEFA (Association départementale emploi formation en agriculture), avec le soutien actif de la Chambre d’agriculture, de la Mutualité sociale agricole, du Pays des Vallées d’Anjou et du Comité d’Expansion. « Ces travaux, associant les entreprises du végétal spécialisé, les salariés, les partenaires de l’emploi de l’insertion et de la formation ainsi que les territoires, ont été menés dans une vraie démarche participative. »
Déploiement local
Concrètement, la charte s’articule en 8 articles rédigés et validés par les intervenants concernés : les quatre premiers articles concernent directement les conditions pour que le salarié réussisse sa saison, tant de son point de vue que du point de vue de l’employeur. Les quatre autres articles concernent plus spécifiquement la gestion de l’alternance entre les saisons, aussi bien en matière d’accès à la formation, qu’aux soins, etc…Véritable engagement entre les différents acteurs de l’emploi saisonnier, cette charte constitue désormais le point de départ et le cadre pour des réflexions et des déclinaisons locales. Deux expérimentations sont d’ailleurs en cours de construction : l’une dans le Pays des Vallées d’Anjou, l’autre dans le secteur de Saint-Georges-sur-Loire. « Il faut que la charte se déploie localement, insiste Christine Lucas, car elle n’est pas une fin en soi. C’est par sa diffusion dans les territoires, que l’objectif affiché d’amélioration sociale des parcours professionnels et conditions de vie des travailleurs saisonniers pourra être atteint. »
(1) Etat, Département, chambre d’agriculture, organisations professionnelles, organisations syndicales, mutualité sociale agricole… Au total, la Charte de l’emploi saisonnier a été adoptée par 38 signataires. Photo : "MSA 49 Services Images CCMSA" |



