_____
Anjou Initiative, une aide précieuse à la création et à la reprisePublié le 28/01/2009 |
Plate-forme d’initiative locale, Anjou Initiative fêtera cette année son vingtième anniversaire. Initialement destinée aux créateurs d’entreprises, l’association s’est ouverte dès 2000 aux porteurs de projets de reprises, anticipant ainsi le boom de la transmission d’entreprises. Désormais, l’accompagnement d’Anjou Initiative porte majoritairement sur ces dossiers, permettant ainsi la pérennisation de nombreuses PME, malgré le départ en retraite de leurs dirigeants. Evolis (imprimantes de cartes plastiques) à Beaucouzé, Avenir Print Service (impression héliogravure) à Montreuil-Bellay, CASTEL (interphonie professionnelle) à Saumur, AFTA MECA (mécanique de précision) à Maulévrier... Ces entreprises qui font la fierté de l’Anjou ont pour point commun d’avoir été accompagnées par Anjou Initiative, soit à leur création, soit au moment où elles ont été cédées. « En 19 ans, précise Franck Bourasseau, Chargé de mission au Comité d’expansion économique et Responsable d’Anjou Initiative (1), ce sont 259 dossiers qui auront été soutenus par la plate-forme d’initiative locale fondée par Hubert Grimault et présidée depuis 2001 par Michel Apchin. Si, en données brutes, les créations d’entreprises restent les plus nombreuses sur la période, on assiste désormais à une accélération du nombre de reprises, à tel point que depuis 2006, les aides accordées par Anjou Initiative concernent désormais majoritairement des dossiers de reprises : 14 au terme de l’année 2008 contre 11 dossiers de création ! » Un phénomène qui s’explique par l’arrivée à l’heure de la retraite d’une génération entière de dirigeants. « Initialement, Anjou Initiative ne concernait en effet que les créateurs. En 2000, la plate-forme a élargi son champ de compétences vers les repreneurs, d’autant qu’en la matière, les aides étaient quasiment inexistantes. » Prêts et parrainageReste que, quel que soit le type de dossier aidé, les règles d’accompagnement ne changent pas. « En accordant un prêt d’honneur sans intérêt et sans garantie aux porteurs de projets, l’objectif est d’engendrer un effet levier sur les fonds propres de la future entreprise. Cette aide ne concerne que les personnes physiques pour des projets industriels ou de service aux entreprises. Dans le cas de dossiers de reprises, Anjou Initiative exclut de son dispositif les personnes ayant un lien familial avec le cédant ainsi que les entreprises en difficulté. »
Autre avantage, au terme d’un accord conclu avec les 5 banques partenaires d’Anjou Initiative, les porteurs de projets bénéficient en plus d’un prêt bancaire associé, du même montant que le prêt d’honneur, et dont le taux est redéfini chaque année (4 % en 2009). Au-delà de cet intérêt financier évident, le conseil et le suivi personnalisé des futurs chefs d’entreprise constituent des atouts supplémentaires pour la réussite du projet. « Chaque dossier est en effet accompagné par un ancien dirigeant ou cadre dirigeant membre d’Anjou Initiative. A la lumière de son expérience, ce « parrain » va conseiller bénévolement le créateur ou le repreneur, en fonction des points faibles révélés à l’instruction du dossier... »
Le système mis en place par Anjou Initiative s’avère redoutablement efficace. En 19 ans, 74 % des entreprises aidées existent toujours et continuent à se développer. « Anjou Initiative a aidé en 2000 la reprise de Pyramidor, puis une seconde fois en 2005. Cet exemple certes singulier prouve à quel point l’aide aux repreneurs constitue un enjeu important pour pérenniser les entreprises sur notre territoire. » |


