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Entreprises en difficulté : un accompagnement sous le sceau de la confidentialité

Publié le 06/10/2008

L’accompagnement des entreprises est au coeur des métiers du Comité d’Expansion Économique. "Nos interventions, relève Philippe Musset, son Délégué Général, concernent majoritairement les grandes étapes de la vie de l’entreprise : création, développement, transmission".
Pour autant, l’action du Comité, en matière d’accompagnement, ne s’arrête pas là : "nous mettons aussi notre savoir-faire à disposition des entreprises en difficulté dans un objectif de sauvegarde des activités et de l’emploi. Un accompagnement sous le sceau de la plus grande confidentialité."


Comment le Comité peut-il intervenir auprès des entreprises en proie à des difficultés ?

 

"Pour que nous puissions intervenir, il faut bien évidemment que nous soyons informés. Depuis une dizaine d’années, nous avons développé un savoir-faire et un réseau de contacts, en particulier grâce à nos partenaires (élus, organisations syndicales et patronales, services de l’Etat, banques, etc) qui nous permettent d’être en alerte. Être informé le plus en amont possible permet le plus souvent de débloquer des situations délicates voire d’éviter qu’un problème n’engendre, par effet domino, une détérioration rapide de l’entreprise. Nous sommes conscients que, confronté à des difficultés, le chef d’entreprise est souvent isolé. Nous lui offrons notre compétence technique et celle de notre réseau pour essayer ensemble de dénouer les fils d’une situation problématique."

 

Dans cet accompagnement délicat, vous fixez-vous des règles de bonne conduite ?

 

"La règle absolue est celle de la plus grande confidentialité. Il faut bien sûr que le chef d’entreprise accepte cette intervention, sans qu’il la considère comme une ingérence dans la gestion de son entreprise. Nous ne sommes pas là pour pointer des dysfonctionnements mais bien pour apporter un conseil, trouver des solutions avec le chef d’entreprise et nos partenaires. Un exemple : il arrive couramment qu’un tour de table permette de débloquer une situation bancaire jusque-là figée et qui aurait pu mettre en péril l’activité. Nous avons en quelque sorte un rôle de médiateur ou de facilitateur. Nous gardons la plus grande neutralité tout en abordant les dossiers avec une extrême lucidité."

 

Peut-on parler de gradation dans vos interventions ?

 

"Tout dépend évidemment du degré de difficultés que traverse l’entreprise. Cela va du simple tour de table avec des partenaires bancaires aux procédures les plus lourdes devant le tribunal de commerce. Là encore, nous recherchons les meilleures solutions pour trouver des moratoires, temporiser les difficultés. Mais quand la situation est trop grave et que la procédure de règlement judiciaire est inéluctable, notre champ d’intervention va se déplacer par exemple sur la quête de repreneurs potentiels. Nous n’avons pas de baguette magique mais nous abordons chaque cas avec le plus grand sérieux et la plus grande objectivité dans le seul intérêt de préserver au mieux l’économie locale et l’emploi."