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En Anjou, la création d’entreprise au beau fixePublié le 06/10/2008 |
Comment se porte la création d’entreprise en Anjou ? Quelle place occupe le département sur un plan régional ? Quels sont les secteurs les plus porteurs ? Autant de questions auxquelles répond la toute récente étude (1) menée par Virginie Guigo-Geffroy, chargée d’études au Comité. "Pour faire le point en toute objectivité, sur une réalité économique loin d’être un simple épiphénomène."
Dresser un état des lieux de la création d’entreprise en Anjou à partir de données objectives, sans parti pris ni idées reçues. C’est dans cet esprit qu’a travaillé Virginie Guigo-Geffroy pour ce "Panorama de la création d’entreprise en Anjou" (rubrique Études et analyses, études socio-économiques). Un document synthétique où sont analysées de manière attractive les données brutes issues de l’Agence pour la création d’entreprise. Une majorité d’entreprises individuelles
En resserrant l’analyse, Virginie Guigo-Geffroy brosse le portrait de ces nouvelles entreprises nées sur le territoire départemental : il s’agit majoritairement d’entreprises individuelles, "malgré l’assouplissement récent des conditions pour monter une société". De plus, 87 % des nouvelles unités en Maine-et-Loire n’ont aucun salarié à leur démarrage, conformément à ce qui est observé au niveau national. "Ce mouvement s’explique par la simplification des procédures qui a abouti à ce que des personnes privées d’emploi lancent leur propre activité." Quels sont les secteurs les plus porteurs en Anjou ? Arrive en tête celui du commerce avec une augmentation des créations de l’ordre de 63 % ces quatre dernières années. Vient ensuite, celui de l’industrie à 56 %. Le secteur industriel, et c’est une particularité du Maine-et-Loire, enregistre un taux de création d’entreprises nouvelles bien plus important que la moyenne française : 6,2 % en 2007 contre 4,8 % en France. "C’est bien la preuve que notre département, en dépit des difficultés qui l’ont affecté, demeure un territoire où l’industrie participe activement à la création de richesses". Reste une inconnue : ces entreprises industrielles nouvellement créées trouveront-elles la main-d’œuvre nécessaire à leur activité ? Une question cruciale dans les bassins d’emploi où le taux de chômage y est faible, à l’instar du Choletais.
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